mercredi, 03 octobre 2007
Fauves, je vous aime
C’est décidé, moi aussi, je prends parti. Je choisis mon chouchou, mon coup de cœur de ce Mondial. Mes héros du moment, mes hommes à suivre, incontestablement, ce sont les Pumas. C’est sensuel, ça, un Puma, c’est félin et ça se love sous les poteaux rugby, le ballon à la main. Ils sont solides sur leurs pattes et retombent toujours dessus, mine de rien, tout en douceur. Ils ont un beau maillot, les Pumas, avec du beau bleu de notre ciel dedans. Ils ont des noms italiens, espagnols et basques, ils sont bondissants. Fiers, altiers et généreux, ils ont l’envie et la « varja* ». Et tout le monde sait bien que l’on ne peut rien contre la varja.
Ils font les chien dans un jeu de quilles mais ils sont bien là, ils jouent, ils s’appliquent, ils ne laissent rien passer, ils s’interpellent et s’encouragent, jusqu’au bout de leurs crampes.
Ils nous ont surpris car, trop imbus de notre « de-toute-façon-on-va-gagner-puisqu-on-joue- chez-nous », nous ne les attendions pas cette année. Ils ont mis un grand coup de pied dans nos suffisances de « gentils organisateurs ». Nous les avions sous-estimés et l’on gagne rarement à manquer de considération pour ses adversaires. Le jeu de rugby, c’est comme ça : pour gagner, il faut respecter ! Toi le Chef de la basse –cour à crête tricolore, te voila prévenu. C’est ça les Pumas, ils te font choir de ton perchoir quand, trop confiant, tu ergotes trop sûr de toi, dans le virage final.
Ils jouent avec leur cœur ça se voit dans leurs yeux, ils vont m’enthousiasmer, c’est sûr, et me faire ronronner à mon tour. Ils ont su garder la flamme des amateurs et portent bravement le ballon sur le cœur. Rien à faire des classements et des bonus, rien à perdre, en félins rugissants, ils traversent les télés, prennent du plaisir et quand on prend, au rugby : on donne ! Messieurs les Argentins, je vous attends et pas seulement au tournant mais dans les belles lignes d’ailiers, sous les poteaux, partout sur le terrain ! Et que vos mêlées porteuses de promesses, vous conduisent, pour la plus belle des finales, au panthéon des Grandes Equipes.
*Equipe bénie des dieux et donc en état de grâce : Les rebonds sont toujours favorables, le coéquipier est toujours bien placé, les passes ajustées au cordeau. Très rare mais très beau.
07:18 Publié dans Coupe du monde de rugby 2007 | Lien permanent | Commentaires (0)
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