dimanche, 30 novembre 2008

le flamand ne voit pas la vie qu'en rose

Je ne sais pas si le reportage est vrai ou bidonné, je ne sais pas si c'est un sketche ou une véritable interview, mais qu'importe, il ne faut pas l'énerver le gars avec des questions réfrigérentes. Apprenez donc le flamand avant de passer quelques jours à Bruxelles pour éviter son courroux si vous le rencontrez. Moi je m'y mets dès que j'en ai fini avec l'euskara... C'est quand même pas demain la veille !


lundi, 24 novembre 2008

Petite question

pub GMF.jpg

Pourquoi, messieurs les sponsors des matchs de rugby, communiquez-vous sur des informations fausses ?
Messieurs des assurances, vous voulez visiblement éduquer les spectateurs du beau jeu de rugby au fair-play. Ça c’est bien, tout le monde vous applaudit pour cette belle initiative. Vous montrez une petite fille tout sourire qui fait signe à un adulte, appelons le papa, de ne pas siffler quand l’équipe adverse tente une pénalité. On est tous d’accord, le papa réagit mal, personne ne doit siffler quand un adversaire récupère la balle sur une faute adversaire. Tiens, il mérite même, le papa, que l’on signale à la DASS les vilains comportements dont il fait preuve. Non mais en voila d’inquiétants principes éducatifs ! Heureusement que sa fille, plus intelligente que lui, a tout compris au respect de l’adversaire et non pas de l’ennemi et elle lui donne une bonne leçon en lui faisant signe de se taire. Oh, le vilain papa que voilà ! À part que… le papa comme sa civilisée de fille ne dérogent pas à la mode du : je-montre-d’où-je-suis-avec-un-joli-drapeau-dessiné-sur-la-joue. Et c’est là que ça coince, dans le choix des couleurs du drapeau. Pourquoi avoir choisi, messieurs, les couleurs du drapeau irlandais ? Depuis quand les Irlandais, les Écossais, les Gallois, ou même les Anglais sifflent-ils leurs adversaires pendant les matchs de rugby ? Non, messieurs, ce sont les Français qui sifflent même si ils ne tirent pas en premier et eux seuls se comportent de la sorte ! Mais peut-être êtes-vous daltoniens et le vert et le orange ne sont pour vous que des nuances du bleu et du rouge ? Ou peut-être êtes-vous peu amateur de Guinness, de gigue ou de trèfle ? Ou tout simplement êtes-vous de vrais hypocrites ? Je conçois qu’il est difficile de pointer les travers de ses clients trop directement. Et risquer de perdre la frange la plus bof de votre clientèle doit vous faire réfléchir à deux fois avant de donner des cours d’instruction civique. Mais le siffleur, le râleur, en rugby, c’est le Français, un point c’est tout. Messieurs dames des assurances de France vous assurez des mauvais coucheurs, c’est comme ça, il faut vous y faire et l’assumer dans le poste de télé ! Après ce constat, je me vois donc dans l’obligation de vous infliger un malus jusqu’à correction de la dite faute dans ma lucarne. En attendant la question me taraude toujours, pourquoi avoir choisi les couleurs irlandaises ? Merci pour votre réponse, un exemplaire suffira.

lundi, 17 novembre 2008

Soirée Tango

danseurs tango.jpgMais qu’est-ce qu’ils avaient tous vendredi avec le Tango ? C’est vrai, quoi ! Tout Bayonne s’était donné rendez-vous à la Taverne du cinéma à côté de chez moi pour assister à un concert magistral de tango avec Sueño Milonga , manger des empanadas, (chaussons fourrés à la yande, argentine bien sûr), et voir un petit chef-d’œuvre de film : « Une histoire de Tango ». J’aime bien quand il y a du monde, ça me met une sacrée pêche tous ces spectateurs de début de week-end, heureux de leur soirée trois en un pour moins de 15 euros. Mais là, franchement, c’était trop. Surtout que rien ne laissez prévoir cette ruée bandonéonesque devant mon comptoir devenu trop court d’au moins dix mètres. C’est qu’un amateur de tango ça danse et c’est beau, mais ça boit aussi beaucoup. Mais attention, pas n’importe quoi, pas de la kro au rabais (de toutes façons j’en vends pas), mais du bon vin, rouge comme la passion et la sensualité qui les animent, rouge comme le sang qui bat fort au son du violon qui les a fait vibrer. Oui, messieurs-dames, il y avait du violon à la soirée tango ! Moi j’y serais bien allée au violon, pour abandon de poste par exemple, histoire de me mettre au frais et à l’isolement. En fin de soirée, nous n’avions plus un verre de propre, j’en ai retrouvé le lendemain jusque dans les toilettes, ni de vin rouge, ni du rosé, plus rien à manger ni pour les musiciens ni pour les collègues complètement assommés par un tel brouhaha incessant. Le cinéma à côté de chez moi a participé grandement au réchauffement de la planète et ça c’est mal en cette période où il faut bien faire attention à jeter les gobelets en plastique dans la poubelle verte et non pas dans la grise. Evidemment, nous avons refusé du monde pour le film et les dépités sont restés au bar, histoire de noyer leur chagrin avec un petit coup de rouge. Il y en a même qui m’ont demandé du champagne, c’est pour vous dire que les gens n'étaient pas tous d’ici. D’habitude on leur remonte le moral en leur disant qu’ils boivent le coup du refoulé, histoire de les faire sourire un peu. Mais là, nous avions trop de rangement à faire pour plaisanter avant la sortie de la séance. Moi je tenais le coup en pensant à la bonne soupe qui m’attendait à la maison, mais pas avant minuit. Il faut vous dire que c’était une soupe à la citrouille, Cendrillon n’ayant pas pu aller au bal. Mon amoureux il y était, lui, dans la salle. Il y était allé en traînant des pieds et à reculons. Le tango ce n’est pas trop son truc, il est plutôt rock, voire rock basque. Plus trikitixa* que bandonéon, plus souvent accoudé au bar que sur les pistes de danse à plier les frangines comme des roseaux pour les faire se pâmer l’œillet rouge sang entre les dents devant les foules ébahies. Je l’attendais donc, lui et les 179 autres bienheureux et bien assis dans ma salle préférée. Quand ils sont sortis, j’ai tout de suite resenti la magie qui se dégageait d’eux tous en  pleine extase. Ijoueur bandonéon.jpgls avaient tous vu un chef- d’œuvre et les quelques uns qui sont restés à boire une bière, faute de vin, évoquaient la musique des dieux d'un film enchanteur. Devant leur bonheur affiché ma fatigue s’est faite plus légère.

Nous sommes rentrés ensemble, mon amoureux nouvel- lement tangophile et moi, lui la tête dans les nuages, fredonnant des airs que je ne lui connaissais pas et moi traînant les pieds sur le pavé glacé, pensant à ma soupe ...et faisant bien attention de ne pas perdre mon soulier. Ne le répétez pas, mais, depuis vendredi, il me semble que mon plébéien fait des pas glissés sur le parquet de notre home sweet home.  A chaque demi-tour, il tour- noie, virevolte, même avec ses charentaises à carreaux et à trous, il serait comme qui dirait plus léger, léger…


trikitixa* : accordéon basque

lundi, 10 novembre 2008

agur jaunak

Je ne sais pas si vous aviez la télé quand vous étiez jeunes, mais moi oui. Maintenant aussi, d’ailleurs, mais je ne la regarde pas car il n’y a plus « la petite maison dans la prairie ». C’est pas que j’aimais la série, j’étais déjà un peu grande quand elle passait à la télé, mais mon jeune frère ne ratait pas un épisode, alors forcément j’ai jeté plusieurs fois un coup d’œil dans la lucarne pour voir de quoi il s’agissait. C’est qu’ils étaient tous beaux, gentils, à part les méchants bien sûr, qui étaient pingres, fourbes et méchants comme il se doit. Eh bien j’ai retrouvé toute la famille, enfin c’est plutôt mon amoureux de plébéien qui les a dénichés sur la toile; mais il y a longtemps alors ça ne compte plus. Ils ont changé de nom et s’appellent maintenant « The Kelly family », ils ne courent plus dans la prairie mais chantent sur des scènes immenses un peu partout dans le monde. C’est beau l’internationalisme, ils sont espagnols, allemands, et aussi un peu irlandais et américains. Ils sont visiblement très connus et parfois chantent en basque. Incroyable mais vrai ! Ils ont repris en l’honneur du peuple basque un très joli chant, très émouvant, que je vous offre ici. Mon plébéien l’a mis aussi en ligne, mais je ne vois pas pourquoi je ne copierais pas. On ne copie que les bons et je ne suis pas obligée de faire preuve d’imagination à longueur de temps. Donc voici Agur Jaunak, chant d’hommage qui se chante en chœur comme il se doit au Pays des Basques. Moi ça me chavire le cœur et me frissonne le dos. Et le premier qui dit que je ne suis pas originale, je lui réponds : "M'en fous !"

 

 

Et en cadeau, les paroles :

Agur Jaunak Jaunak agur agur terdi
Danak jainkoak eginak gera zuek eta bai gu ere
Agur Jaunak agur terdi hemen dena
Agur Jaunak

vendredi, 07 novembre 2008

la vie moderne

la vie moderne.jpgComme tout le monde le trouvait formidable, émouvant, fantastique, bouleversant, extraordinaire, voire le plus beau documentaire sur nos campagnes, je me suis dit, il est pour moi ce film. « Le masque et la plume » l’a encensé, « les Inrockuptibles » sont dithyrambiques et les spectateurs sortant de la salle ont tous la larme à l’œil, donc, forcément le voyant « chef d’œuvre » s’est allumé dans ma petite tête. Et vite, vite avant que l’on me raconte la fin, je file mon amoureux au bout du bras et le parapluie de l’autre, au cinéma près de chez moi pour voir la merveille des merveilles du cinéma de Depardon : « La vie moderne ».

C’est qu’on en voit du monde sur ce film et de partout. Des gens de la ville qui regrettent les pots de confiture de leur enfance et de leur grand-mère, mais il y a aussi des gens de la campagne qui viennent en famille pour voir comment on parle d’eux dans les cinémas de la ville. Ils sont mignons avec leur béret vissé sur la tête, heureux d’avoir pu échapper aux travaux routiniers pour une bouffée de bonheur partagé. Donc nous aussi, nous voulions notre part de bonheur. Au  premier rang les miettes sont plus nombreuses, c’est ce que je me dis toujours et c’est pour ça que je m’assoie devant pour récolter ces gouttes de bonheur qui s’échappent des films en pluie plus ou moins fine. Eh bien là, nous avons eu droit à un tout petit crachin, de ceux qui s’évaporent avant même de toucher le sol. Nous nous sommes regardés à la fin du film, Mamour et moi, avec la même déception de l’amoureux éconduit. Alors il est où notre bonheur de venir de la terre ? Elle est où ma larme à l’œil ? Et mon envie de binage, de jardinage, d’élevage de veaux, vaches, cochons, couvées ? Pas dans ce film toujours. Raymond Depardon fait juste un constat et des plus triste encore. Il filme des gens usés qui n’ont plus de combat à mener, ni rien à dire si ce n’est que c’est leur fin. Leurs fins de vie et de labeur, dans des fermes qui s’écrouleront après eux. Depardon filme des gens venus de la ville qui eux ont plus de chose à dire, plus d’espoir, plus de rêves, mais qui ne réussissent pas à les mener au bout. Depardon pose sa caméra devant le tracteur du benêt du village qui ne sait pas ce qu’il aurait voulu faire. Il est gêné le pauvre gars, il regarde ailleurs, vers un futur bouché pour lui. Et nous aussi nous sommes gênés de ce voyeurisme imposé. C’est vrai que ça peut être beau les silences dans un dialogue ! Ils expriment souvent plus que de longs discours, appuient les sentiments tus, les pudeurs enfouies et les mots qui manquent prennent tout un sens. Mais là il y a sens unique, voie de garage, impasse totale. Depardon ne s’engage pas, ne dénonce pas. Il ne montre aucun paysan (aujourd’hui on dit agriculteur) qui se bat pour faire vivre sa terre et nourrir l’humanité. Il ne retrousse pas ses manches après avoir craché dans ses mains. Une bonne suée de bonheur, c’est ça que j’aurais voulu ! Même si il faut bosser dure pour ça ! Je pense qu’il aime ses paysans, il les connaît depuis longtemps, mais il les laisse seuls au seuil de l’hiver et nous, nous prenons froid devant tant de vide.

Bon, maintenant je vais ramer comme pas deux quand les spectateurs vont venir pour leur dose de bonheur bucolique. C’est que ce n’est pas facile de promouvoir un film que l’on n’a pas aimé. Heureusement que les radios, les critiques et la télé ont fait tout le boulot publicitaire, comme ça je n’ai qu’à poser un joli sourire pour les spectateurs qui attendent de rentrer dans la salle, afin de semer à ma façon une gouttelette de bonheur, pour une prochaine récolte que j’espère florissante.

lundi, 03 novembre 2008

Lingerie pour fille

Si vous pensez que je n’ai pas vu votre petit jeu, vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu’à la gorge profonde ! Qu’est ce que vous croyez, que je ne vais jamais sur les autres blogs ? Que je ne vois pas votre petit manège autour des dentelles, des balconnets,et autres strings à paillettes ? J’ai bien compris pourquoi vous étalez de la lingerie à toutes les pages de vos blogs identiques, vous cherchez à attirer les filles qui rêvent de soie et de satin et les garçons qui aiment les filles qui aiment la soie et le satin. Et tout ça pour augmenter vos statistiques, pour être vus, lus ou gros lulus sur le web international du monde entier. Eh bien, moi aussi, je vais vous prendre dans ma toile, englués, tout poisseux que vous allez être ! Je vais faire dans le dessous, pour toujours être au-dessus. Mais attention pas question de suivre les modes présentées par des filles anorexiques de moins de quinze ans. Je préfère circuler dans la marge des marques racoleuses. Moi je veux promouvoir la mamie, l’amatxi*, la mémé qu’on ne regarde plus comme une femme. Je suis old fashion, moi, monsieur ! Les bas qui scintillent et qui crissent, non merci, je laisse ça à la majorité froufroutante.

C’est que j’en ai vendu des gaines et des corsets sur les marchés de ma jeunesse ! J’en ai vu défiler des femmes (et même des hommes) qui se trouvaient trop grosses, trop fessues, et c’est souvent en rougissant qu’elles essayaient ces carcans, rêvant qu’ils feraient d’elles des stars de télé.

Alors gloire à vous gaines et corsets, grandes culottes et soutien-gorges renforcés ! Gloire à tous ceux qui aiment le coton brut et le blanc grand teint ! Je suis sûre que vous êtes assez nombreux pour réveiller mes stagnantes statistiques. Je vous en donnerai la  preuve en images dans les trois jours qui viennent...

*amatxi = grand-mère en basque.

 

Voici donc ma collection spéciale grosses doudounes, automne-hiver 2008-2009COLLECTION GAINES.jpg

samedi, 01 novembre 2008

My name is Garbo, Greta Garbo

greta garbo copier.jpgHier, à l’Autre cinéma à côté de chez moi, j’avais ma petite séance de repos à la caisse. C’est plutôt tranquille la caisse, même quand il pleut, même si c’est les vacances scolaires. On peut rester de longues heures, près du radiateur, à regarder son ordinateur qui rame, qui rame. Il y a quand même un peu de travail à faire, comme par exemple, le ménage pour que tout soit beau joli quand les spectateurs arrivent, ou enregistrer les entrées du jour pour que ces messieurs dames du CNC voient comment on travaille bien pour la culture mondiale. Il faut aussi, le vendredi, faire la monnaie pour le week-end, afin de ne pas arriver le mardi avec que des gros billets dans son fond de caisse et attendre deux heures que les spectateurs retournent leurs poches ou vident carrément leurs sacs pour trouver les vingt centimes qui feraient notre bonheur de caissier. Me voila donc partie sous la pluie, ma sacoche sous le bras, pleine de gros billets, avec la ferme intention de les transformer en rouleaux de sous qui fond gling-gling dans ma caisse quand je les y range.

Je les connais bien les employés de ma banque, c’est une petite banque de quartier, avec peu de turn-over dans le personnel, chaque fois qu’ils me voient arriver, ils doivent penser : «Tiens, voila la dame pour la monnaie !». Je les aime bien aussi, on fait le même métier. Eux ils vendent des sous et moi des billets… de cinéma, ou des verres de Buzet. Dans le fond, c’est pareil.

Je faisais la queue sagement, comme d’hab’ et quand arriva mon tour, je vis bien qu’il avait trop chaud, le jeune homme derrière son comptoir et sa cravate. Il s’activait sur sa chaise à roulette, devant son ordinateur, son tiroir caisse et son téléphone. Heureusement que sa calculette est dans sa tête que je me disais, comme ça, il n’a pas besoin de la chercher partout. Il me fit un petit sourire timide en voyant mes billets sur le comptoir. D’habitude il note sur un papier combien je lui porte et il me donne en échange les rouleaux d’automne tant convoités le vendredi. Ça va vite, c’est simple, pragmatique et efficace. « La procédure a changé », me dit-il. « Oui, oui », que je lui répondis sans vraiment écouter ni comprendre, d’ailleurs. « Il me faut votre numéro de compte » précisa-t-il. « Ben, c’est vous la banque du cinéma à côté de chez moi, et c’est vous qui avez l’ordinateur, là, juste en face de vous. Vous allez pouvoir trouver ça facilement ». « Oui, je vais faire une recherche par l’adresse. C’est quoi votre adresse déjà ? ». Moi, bonne fille, je la lui donnais sans problème. Évidement je la connais par cœur, c’est à côté de chez moi. Il commença à noter le nombre de billets que je lui présentais, sa saisie lui prit un temps fou. J’aime bien détendre l’atmosphère car je me plais à croire que j’en ai la gueule, surtout quand je vois des gens en difficulté. « Vous voulez que je vous donne les numéros des billets ? » que je dis pour rire. « Non merci, ce ne sera pas nécessaire » affirma-t-il sérieusement. « Ben dis donc, c’est quand même compliqué votre nouvelle procédure !». « Oui c’est un peu plus long surtout ». Les clients derrière moi semblaient tous d’accord avec lui. Au moment où je pensais qu’il allait enfin me donner de quoi travailler dans la joie et la bonne humeur, le jeune cravaté me tendit un papier : « Il va me falloir votre nom et votre signature ». « Bien sûr jeune homme, je m’appelle Greta Garbo » humphrey-bogart.jpgque je lui répondis fière de mon détachement matérialiste en ces temps de crise bancaire. Je riais mais lui pas du tout. Il inscrivait, il para- phait, il recomptait ses rouleaux qui allaient devenir miens, et sans lever la tête me répliqua : « Vous l’écrivez comment, Garbo ? ». Le monsieur derrière moi était mort de rire, mais pas mon petit caissier, je lui épelais alors glorieusement mon nom de star, lui permettant ainsi d’arriver au bout de sa procédure en moins de dix minutes. Avant de partir, je ne pus m’empêcher de lui demander si il fallait prendre un rendez-vous pour ouvrir un compte joint. Mamour et moi l’avions décidé le matin-même. « Oui, oui, bien sûr, repassez mardi ». « Très bien, ce sera au nom de Greta Garbo et Humphrey Bogart ». «Oui, mais sur rendez-vous seulement» conclut-il en attrapant les billets du monsieur derrière moi.

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