jeudi, 21 août 2008
J.O. 2008 (vus de mon canapé)

Il va me falloir une bonne cure de désintoxication car jusqu’à l’écoeurement, la nausée, j’ai suivi tous les matins les jeux olympiques de Pekin. Vautrée dans mon canapé, J’ai vu des dizaines de disciplines, pour certaines jamais retransmises à la télé. Avec des rires des larmes, des émotions, des sauts de joie et des effondrements de douleurs, tout ce que j’ai vu m’a plu. Le problème c’est le son qui a tendance à augmenter quand la France est représentée. Parce qu’alors là c’est l’hystérie, le grand n’importe quoi, la grande franchouillardise. Je crois que nous avons les journalistes sportifs les plus bêtes du monde. Je n’ai pu m’empêcher de relever quelqu’unes de leurs perles et sans conteste, je leur décerne la médaille d’or de la mauvaise foi et du chauvinisme.
Tout d’abord les cocardiers :
- « L’important c’est la médaille d’or pour la France ! »
Non, monsieur, l’important c’est de participer.
- « Il va y avoir du grand sport pour les français »
Et un petit tournoi de belote pour le reste du monde ?
- « Même si c’est un Brésilien qui l’emporte, ce sont les Français les rois du sprint. »
C’est bien connu, les Brésiliens sont toujours derrière les Français qui sont toujours les meilleurs, même s’ils sont derniers.
- « Le public chinois est hystérique ! »
Les journalistes français aussi.
- « On s’en fout des Hongrois, on attend les Français »
Sans commentaire.
Les machos et autres misogynes :
- « Les filles sont toujours aussi belles sous la pluie. »
Les garçons ils sont comment sous le soleil ?
- « Je sais que beaucoup de monde apprécie son sourire et sa plastique. »
Oui mais pour les médailles il n’y a que bronze, argent et or, pas de latex, même pour les poupées gonflables.
- « Sur le bas du corps on dirait un homme »
Ça c’est parce qu’elle a rasé sa moustache.
Les n’importe quoi, il faut bien combler avant les courses :
- « Voici Kevin Sireau dont on dit que…que…que, il va falloir le prouver. »
Dans…dans… quatre ans peut-être ?
- « Il y a des chantiers à Gdansk, il y a aussi un bateau qui avance. »
Et la boulangerie, elle est où ?
- « Il y a une énorme prise de rixe à la barre fixe »
Mais que fait la polixe chinoise ?
- « On commence à être derrière Elodie qui est devant nous, donc vous ne pouvez pas la voir »
Je vais tenter un demi-tour dans le virage.
- « Il y a un mois et demi, il était au fond du trou à l’hôpital »
C’est là qu’on entend reparler du trou de la Sécu !
- « Un nom russe impossible à prononcer pour une sprinteuse. »
Si elle se met au demi-fond, ce sera plus facile peut-être.
« Il a une houppette et généralement quand on a une houppette, on gagne »
Ah bon ? Je vais acheter du gel.
Après les courses :
- « Quel est votre état d’esprit, physiquement et psychologiquement ? »
Mon état d’esprit psychologique est plutôt bon, mais physiquement j’ai pas trop le moral.
- « Impossible de gagner quand on ne marque pas. »
Combien d’années d’étude pour être journaliste sportif, déjà ?
- « Il a montré du courage, du cœur et des cojones »
Dommage moi je n’ai rien vu.
Pour les joueurs de loto
- « Aujourd’hui nous sommes le 16, le coureur aura 25 ans le 22 »
Les numéros complémentaires sont le 32-45 (0.34 euro/min).
And the last but not the least :
- « Bonjour nous sommes en direct de Barcelone »
Olé ! Que seize ans de retard ! Rame encore un peu et tu atteindras les côtes chinoises pour les J.O. de Londres.
Evidemment je n’ai pas tout entendu ni tout vu mais je vais maintenant aller traîner mes guêtres devant les clubs sportifs, les stades et surtout les écoles de journalisme pour voir ce que ces coqs et ces poulettes nous réservent pour 2012.
vendredi, 15 août 2008
La saison est partie
Je vous le dis, la saison automnale sera bonne car elle a déjà commencé, dans les sous-bois, les forêts, les champs et… au cinéma à côté de chez moi. La preuve en image. Désolée la photo est un peu floue, mais la pose était pour le moins acrobatique, puisqu’il a fallut que je m’al- longe par terre pour le surprendre. Vous avez ici un magnifique spécimen de champignon de Bayonne, au pied du comptoir de la Taverne du cinéma à côté de chez moi.
Cueillette et piétinement interdits.
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mardi, 05 août 2008
Les fêtes de Bayonne que j’ai vues : épilogue
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lundi, 04 août 2008
Les fêtes de Bayonne que j’ai vues : La fin
J’avais décidé de conclure cette série de reportages en parlant des saletés qui ont envahi notre bonne ville durant ces fêtes, mais force est de reconnaître que des efforts ont été faits et donc pour une fois, je ne vais pas trop râler, mais plutôt encourager quelques initiatives plutôt heureuses.
15:06 Publié dans J'habite près de chez moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Les fêtes de Bayonne que j’ai vues : Les antis
Puisque à ce jour et à cette heure, aucun média n’a encore relayé l’info, je me dois de faire un reportage sur la manif des anti-corridas à laquelle j’ai participée samedi après-midi.
Nous nous étions donnés rendez-vous devant l’entrée principale de l’abattoir… euh pardon, des arènes de Bayonne, pour manifester notre opposition à ces pratiques barbares d’un autre temps.
Les manifestants se devaient d’être pacifistes, silencieux, dignes, comme les condamnés devant un peloton d’exécution. Nous étions une bonne centaine à faire face aux milliers d’assoiffés de sang et de douleurs qui nous insultaient copieusement derrière des CRS neutres comme des Suisses. Le mot d’ordre était de ne pas répondre aux provocations, je serrais donc les dents en observant et écoutant les « afficionadorateurs » de la mort.
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samedi, 02 août 2008
Les fêtes de Bayonne que j’ai vues : Les travailleurs
Il ne faut pas croire que pendant les fêtes, tout le monde est de repos, en vacances à déambuler dans les rues à la recherche du bonheur et des paradis artificiels. Il y a forcément des gens qui s’activent qui triment dans des conditions rendues plus difficiles par la foule, la promixité, les dégradations de toutes sortes, l’état d’alcoolémie de beaucoup. Ils méritent tous une super prime, des vacances, et pour le moins le respect de tous. Il y a les pros, les bénévoles, ceux qui bossent quand tout le monde dort, mange ou chante. Ce petit reportage est un hommage à tous ces anonymes du travail quand les autres s’amusent.
En premier et c'est normal les effaceurs de nos merdes, jamais considérés, parce qu'on méprise les gens qui nettoient.
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vendredi, 01 août 2008
Les fêtes de Bayonne que j’ai vues : La sécuritat
Hier jeudi, nous avions décidé Mamour et moi de faire juste un petit tour dans l’après-midi pour faire un joli reportage sur les saletés aux fêtes de Bayonne. Y’a de quoi faire, y a de quoi voir et sentir.
Le soir ça aurait dû être repos, Toto-Lolo à la maison, c’est que c’est fatiguant le métier de reporteur. Et là au moment de partir, un coup de fil :
- « Ca vous dit deux invitations pour le concert de Manu Chaho, ce soir aux arènes de Bayonne ? »
- « Ben oui forcément, qui peut dire non à une telle proposition ? »
- « Et bien c’est entendu, vous pourrez retirez vos places aux guichets des invitations. »
Waouh ! super que je pense en dansant dans ma tête parce que mes genoux sont fragiles.
Les invitations venaient de Mouss et Hakim les chanteurs d’Origines Contrôlées, ex Zebda., invités aussi à participer au spectacle. Je les connais un peu, Mouss et Hakim, car ils sont venus chanter, que dis-je chanter, mettre le feu au cinéma à côté de chez moi lors d’une soirée mémorable en décembre dernier. Il faut dire aussi que, depuis, je suis leur fournisseuse officielle de graisseron* de canard chaque fois qu’ils viennent dans la région. Comme ils ont du mal à retenir le mot graisseron ils m’appellent « glace au rhum », c’est plus facile à retenir et moi ça me va bien, même si je ne suis pas très dessert.
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